Maison de plain-pied en construction, maçonnerie des murs par BASAK BTP

Conseils travaux · Guide

Extension de maison : les étapes, du projet à la réception du gros œuvre

Agrandir de plain-pied, surélever ou accoler un garage : les sept étapes d’une extension réussie, du PLU à la réception, avec les règles officielles sur les argiles, la RE2020 et le séisme.

Agrandir plutôt que déménager : une extension de plain-pied, une surélévation ou un garage accolé transforment une maison sans changer d’adresse. Mais une extension n’est pas une petite maison posée à côté de la grande. Elle doit composer avec des fondations existantes, un sol déjà chargé, les règles d’urbanisme de la commune et des réglementations techniques qui dépendent de sa surface. Voici les sept étapes d’un projet bien mené, avec les règles officielles à connaître en Franche-Comté et dans le Grand Est.

Étape 1 : vérifier ce que le terrain et le PLU autorisent

Avant de dessiner, lisez le règlement de la zone où se trouve votre maison dans le plan local d’urbanisme (PLU), en mairie ou sur le Géoportail de l’urbanisme. Il fixe l’emprise au sol maximale, les reculs par rapport à la rue et aux limites séparatives, la hauteur, parfois la pente des toitures ou la teinte des enduits. Près d’un monument historique, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France peut encadrer les matériaux et l’aspect de l’agrandissement.

Consultez aussi la fiche de votre adresse sur Géorisques : zone sismique, exposition aux argiles, potentiel radon, inondation. Au droit de la mairie, Montbéliard, Audincourt et Héricourt cumulent une zone sismique 3 et une exposition moyenne aux argiles ; Delle et Beaucourt sont en zone 4 ; Colmar et Cernay sont en exposition faible. Si la base des risques mentionne une inondation pour votre commune, vérifiez le zonage du plan de prévention et du PLU avant de fixer l’implantation. Ces données orientent les fondations de l’extension dès l’esquisse.

Étape 2 : choisir la forme de l’agrandissement

Chaque type d’extension a ses propres points de vigilance.

Type d’extension À vérifier en priorité Notre partie
Extension de plain-pied Emprise au sol autorisée, niveau fini aligné sur celui de la maison, jonction des toitures Fondations, dalle ou vide sanitaire, murs, chaînages, jusqu’à la sortie de toit
Surélévation Capacité des murs et fondations existants, hauteur maximale fixée par le PLU Partie maçonnerie : murs et chaînages du niveau ajouté
Garage accolé Emprise au sol, accès des véhicules, pente de l’entrée Fondations, dalle, murs, linteau de la porte

Pour un garage, retenez une subtilité : les surfaces de stationnement ne comptent pas dans la surface de plancher, mais elles créent de l’emprise au sol, et c’est alors l’emprise qui déclenche la formalité d’urbanisme.

Étape 3 : faire les études avant de déposer quoi que ce soit

Le sol

Une maison ancienne et une extension neuve ne tassent pas au même rythme. Si les deux ne reposent pas sur un terrain équivalent, la jonction se fissure. En zone d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles, les obligations de la loi ELAN s’appliquent aux contrats d’extension : le constructeur suit une étude géotechnique de conception ou applique les techniques particulières prévues par la réglementation. Seules en sont dispensées les extensions, vérandas et garages de moins de 20 m² désolidarisés du bâtiment existant, selon l’article R132-7 du Code de la construction et de l’habitation. Notre guide étude de sol et argiles détaille ces obligations.

La structure

Une surélévation, une extension qui prend appui sur un mur existant ou une ouverture pratiquée dans ce mur demandent un calcul par un bureau d’études structure. Il vérifie les descentes de charges, dimensionne les fondations neuves et, le cas échéant, la poutre ou le linteau de l’ouverture.

Le séisme

En zones de sismicité 3 et 4, où se trouvent par exemple Montbéliard, Belfort, Mulhouse, Strasbourg, Delle ou Saint-Louis, une extension désolidarisée de la maison par un joint de fractionnement respecte les règles parasismiques applicables aux bâtiments neufs. Et quels que soient les travaux, ils ne doivent pas aggraver la vulnérabilité au séisme de la maison existante, selon l’arrêté du 22 octobre 2010. Voir notre guide construire en zone sismique.

La thermique

La RE2020 encadre aussi les extensions, avec des exigences proportionnées à leur surface de référence. Pour une maison individuelle, la fiche d’application « Extension d’un bâtiment existant » publiée par le ministère prévoit :

  • 50 m² ou moins : des exigences de moyens, qui portent notamment sur les performances des parois (murs, toiture, plancher bas), des fenêtres et des équipements ;
  • plus de 50 m² et moins de 80 m² : en plus, le respect des indicateurs Bbio (besoins bioclimatiques), DH (inconfort d’été) et Ic construction (impact carbone des matériaux) ;
  • 80 m² et plus : la RE2020 complète, comme pour une maison neuve.

La même fiche précise qu’une surélévation constitue une partie nouvelle, et que la mesure de la perméabilité à l’air n’est pas imposée pour une extension, quelle que soit sa surface. Le bureau d’études thermiques fixe ainsi l’isolation à prévoir, donc l’épaisseur et le type des murs : notre guide brique ou parpaing aide à choisir.

Étape 4 : obtenir l’autorisation d’urbanisme

En zone urbaine d’une commune dotée d’un PLU, une extension de 40 m² au plus relève en principe d’une déclaration préalable, et au-delà d’un permis de construire. Hors zone urbaine, le permis est exigé dès que l’extension crée plus de 20 m². Entre 20 et 40 m² en zone urbaine, le permis redevient obligatoire si la surface de la maison dépasse 150 m² après travaux, et le recours à un architecte s’impose alors. Les cas particuliers sont détaillés sur service-public.gouv.fr et dans notre guide permis de construire ou déclaration préalable.

Côté calendrier, la mairie dispose en principe d’un mois pour instruire une déclaration préalable et de deux mois pour le permis d’une maison individuelle, davantage en secteur protégé. Une fois l’autorisation obtenue, affichez-la sur le terrain de façon visible depuis la voie publique : le délai de recours des tiers, de deux mois, court à partir du premier jour d’affichage continu. L’autorisation reste valable trois ans et peut être prolongée deux fois d’un an si les règles d’urbanisme n’ont pas changé.

Étape 5 : devis, assurances et déclarations avant le premier coup de pelle

  • Des devis comparables. Demandez des devis établis après visite, détaillés poste par poste, sur un même descriptif. Notre guide choisir son maçon liste les points à contrôler.
  • L’assurance décennale de chaque entreprise. L’attestation doit être jointe au devis et vous être remise avant l’ouverture du chantier ; lisez les activités qu’elle couvre.
  • L’assurance dommages-ouvrage. Selon service-public.gouv.fr, elle est obligatoire pour le propriétaire et se souscrit avant le début des travaux. Les sanctions prévues ne s’appliquent pas au particulier qui construit pour occuper lui-même le logement ou y loger sa famille, mais l’assurance reste utile en cas de désordre grave.
  • Les réseaux enterrés. Avant tout terrassement, ils se repèrent grâce au téléservice Réseaux et canalisations : déclaration de projet de travaux (DT) du maître d’ouvrage, DICT de l’entreprise.
  • L’ouverture de chantier. Avec un permis de construire, la déclaration d’ouverture de chantier est adressée à la mairie avant le démarrage des travaux.

Étape 6 : le gros œuvre de l’extension

Le chantier de maçonnerie suit une logique proche de celle d’une maison neuve, détaillée dans notre guide sur les étapes du gros œuvre, avec quelques précautions propres à l’agrandissement :

  1. Implantation. L’extension est piquetée d’après les plans, et son niveau fini est calé sur celui de la maison pour éviter une marche à la jonction, sauf choix contraire.
  2. Terrassement. On ne creuse jamais sous le niveau des fondations existantes sans étude : cela décomprime le sol sous la maison. Nous ne réalisons pas de reprise en sous-œuvre ; si l’étude en prévoit une, elle est confiée à une entreprise spécialisée.
  3. Fondations. Descendues hors gel et dimensionnées selon l’étude de sol, elles restent le plus souvent indépendantes de celles de la maison, séparées par un joint.
  4. Plancher bas. Dalle sur terre-plein, vide sanitaire ou sous-sol, selon le terrain, la pente et, dans les communes à potentiel radon, l’étanchéité à rechercher entre le sol et l’habitation.
  5. Élévation. Murs en brique ou en parpaing, chaînages horizontaux et verticaux, linteaux au-dessus des baies, puis plancher haut si l’extension comporte un étage, jusqu’à la sortie de toit.
  6. Jonction avec l’existant. Le joint entre l’extension et la maison traverse toute la hauteur, fondations comprises lorsqu’elles sont indépendantes, puis il est protégé contre l’eau.

Pour la suite, la charpente, la couverture, les menuiseries, l’isolation et les réseaux sont réalisés par d’autres corps d’état. L’ouverture dans le mur existant, confiée à une entreprise spécialisée, se programme de préférence une fois l’extension close et couverte, pour que la maison ne reste pas ouverte aux intempéries.

Étape 7 : réception, achèvement et déclarations

La réception des travaux se fait avec chaque entreprise, idéalement sur place, par un procès-verbal qui liste les éventuelles réserves. Elle marque le départ de trois garanties : parfait achèvement pendant un an, bon fonctionnement pendant deux ans pour les équipements dissociables, et décennale pendant dix ans pour les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. La fiche officielle sur les garanties après réception et notre guide garantie décennale en maçonnerie détaillent ces recours.

Deux formalités ferment le dossier. D’abord, la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT), à déposer en mairie. Ensuite, pour une autorisation d’urbanisme déposée à partir du 1er septembre 2022, la déclaration des éléments servant au calcul de la taxe d’aménagement, à faire dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux au sens fiscal, depuis votre espace sécurisé impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mes biens immobiliers ». La surface créée peut aussi augmenter votre taxe foncière.

Votre projet d’agrandissement

Nous construisons la partie maçonnerie de votre extension de plain-pied, de votre surélévation ou de votre garage accolé : fondations, dalle, murs, chaînages, jusqu’à la sortie de toit, avec une préparation soignée de la jonction avec la maison. Depuis notre siège de Sainte-Suzanne, nous intervenons à Montbéliard, Héricourt, Belfort et dans toute la Franche-Comté et le Grand Est (nos zones d’intervention). Découvrez notre prestation extension et agrandissement, puis demandez votre devis gratuit : Alikemal Basak vient voir la maison, fait le métré et vous remet un devis détaillé ligne par ligne, sans engagement, avec une réponse sous 48 h.

Guide rédigé par BASAK BTP, entreprise de maçonnerie générale et de gros œuvre installée à Sainte-Suzanne (Doubs), près de Montbéliard. Gérant : Alikemal Basak. Nous contacter

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses.

Faut-il une étude de sol pour une extension ?

En exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles, les obligations de la loi ELAN concernent aussi les contrats d’extension. Seules y échappent les extensions, vérandas et garages de moins de 20 m² désolidarisés de la maison (article R132-7 du Code de la construction et de l’habitation). En dehors de ces cas, une étude reste conseillée, car une extension fondée sur un sol différent de celui de la maison fissure souvent à la jonction.

La RE2020 s’applique-t-elle à une extension ?

Oui, à des degrés divers. Pour une maison individuelle, une extension de 50 m² ou moins respecte des exigences de moyens portant sur ses parois et ses équipements ; entre 50 et 80 m², elle doit aussi respecter les indicateurs Bbio, DH et Ic construction ; à partir de 80 m², la RE2020 s’applique complètement. La surface prise en compte est la surface de référence de l’extension.

Pouvez-vous ouvrir le mur de la maison pour relier l’extension ?

Non, nous ne réalisons pas d’ouverture de mur porteur. Cette intervention se confie à une entreprise spécialisée, après calcul de la poutre ou du linteau par un bureau d’études. Nous construisons l’extension elle-même, de ses fondations jusqu’à la sortie de toit, et préparons sa jonction avec la maison existante.

Faut-il un architecte pour agrandir sa maison ?

L’architecte devient obligatoire lorsque l’extension exige un permis de construire et porte la surface de la maison au-delà de 150 m² après travaux. Une extension soumise à simple déclaration préalable n’impose jamais d’architecte. Dans les autres cas, vous pouvez déposer vous-même la demande ou vous faire aider par un maître d’œuvre.

Peut-on surélever n’importe quelle maison ?

Non : les murs et les fondations existants doivent pouvoir porter le niveau supplémentaire, ce qu’un bureau d’études structure vérifie avant tout chiffrage. Le PLU doit aussi autoriser la hauteur finale. Nous réalisons ensuite la partie maçonnerie de la surélévation, la charpente et la couverture relevant d’autres corps d’état.

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